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J'ai commencé ce blog pour assurer la promotion de mon roman édité en 2008: Incandescence, aux éditions Aléas... Peu à peu, au fil des différentes expériences de vie, ce blog a changé de fonction... Il est devenu une zone de discussion sur tous les sujets, tous les thèmes qui m'intéressent... Les lectures d'abord mais aussi l'actualité, la politique, l'économie, les sciences.... On y trouvera aussi bien une recette de tarte aux poireaux qu'un compte-rendu de la dernière pièce de théâtre de casalibus! Mon objectif: créer une zone d'écriture, de découverte et de réflexion sans restriction... Un autre extrait de mon roman:
"Lundi matin, j’arrivai en cours en retard. Pour rêver une minute de plus je crois, ou pour avoir aidé un myopathe à trouver sa salle ou alors, c’était juste parce que je voulais finir ma cigarette. La salle 309 est petite, sale, encombrée de tables, de livres, d’élèves et de profs. J’avais le vertige. Je passai, glissant sur tous les visages sans rien y imprimer, au travers de la salle pour atteindre ma place : dernier rang à droite, à côté de la fenêtre. Et puis, ce fut le vide : Nico n’était pas à sa place habituelle, au fond à côté de moi. Il s’était foutu au premier rang, à côté d’un type que je ne peux pas blairer, Rémi. Bien joué, il a trouvé un répulsif contre moi à la hauteur. Pour supporter Rémi, il ne devait vraiment pas avoir envie de me voir. Je décidai de respecter son choix. Mais la solitude au bahut est tacitement interdite : déjà, avec un seul ami, ma situation n’était pas brillante : on osait me parler uniquement quand les circonstances l’obligeaient : une cartouche ou une clope avant l’interro, c’est encore des choses que l’on pouvait me demander. Sans aucun ami, mon cas est critique : je suis une intouchable. M’approcher, c’est risquer d’être contaminé. Même les regards de la prof d’histoire-géo refusaient d’aller jusqu’à moi. Depuis le début de l’année, en histoire, on étudiait la guerre : les grands bombardements, les alliances qui foirent, les massacres des tranchées, la typhoïde, les mutilés, les gueules cassés, et surtout, surtout, les camps de concentration. C’était le programme. Il semble que le ministère soit résolument décidé à ce qu’aucun n’élève ne sorte du lycée avec une quelconque illusion. Je dois avouer que notre professeur était particulièrement investie et active dans sa mission d’enseignement : elle nous amenait des piles de photos de gueules cassées, nous baladait dans les cimetières militaires, dans les musées de la résistance. J’avais parfois l’impression qu’elle se vengeait d’être devenue adulte, c’est à dire d’avoir perdu tout goût pour le bonheur en nous forçant à abandonner à notre tour les rêves et les espoirs. Le résultat était médiocre car si nous étions, certes, pleins d’illusions naïves, nous étions aussi parfaitement insensibles aux souffrances d’autrui alors si elles étaient en plus celles de gens morts depuis des siècles… L’adolescence n’est que la rencontre de la naïveté de l’enfant et de la méchanceté de l’adulte. Et les filles continuaient à s’imaginer un grand avenir dans la chanson ou le cinéma. Les garçons à croire qu’elles s’intéressaient à eux. Ce jour là, la professeur avait l’air particulièrement en forme. Ses yeux brillaient de joie à l’idée de toutes les horreurs qu’elle avait l’intention de nous faire découvrir. Elle nous annonça une surprise pour la deuxième heure et j’ai dû me méfier. Mais d’abord, comme pour préparer le terrain, elle nous projeta tout un tas d’ images d’archives de la seconde guerre mondiale. Des soldats au visage blancs comme des pantins. Ils courraient vers la gloire, tiraient au fusil, faisaient des marches militaires mais le film semblait en accéléré et tous leurs mouvements étaient précipités et hachés comme ceux de ces vieux robots de la guerre des étoiles. Parfois, l’un d’eux tombait au champ d’honneur. Sa silhouette pâle se cassait brutalement et il tombait tout raide, avec sur le visage une stupeur bouffonne à la Charlie Chaplin. Les autres clowns blancs continuaient à courir et piétinaient son corps sans le voir. Crise d’hilarité dans la classe, un peu gênée et tendue au début, puis bien plus franche. « Le rire, c’est de la mécanique plaquée sur du vivant. » disait parfois Anaïs qui avait trop lu Bergson. Nous passâmes le reste de l’heure à tenter de juguler cette crise de fou rire tandis que la prof, l’air revêche, nous accusait d’un regard outré." Tags associés : Extrait
Le Lundi 02 Août 2010Poster un commentaire
Un petit roman qui ne paye pas de mine: 150 pages, style limpide, chronique familiale à la française. Pourtant, la magie opère, l'écriture d'Harang fait mouche à chaque page... Le style est "vrai", tout simplement, pas d'affectation, pas de recherche démesurée mais chaque mot sonne juste, vient au bon endroit. Quant à la construction narrative, elle est originale et audacieuse. A partir de la description d'une maison familiale ressurgissent tous les secrets de famile du narrateur... Les longs passages descriptifs ne sont pas du tout ennuyeux car dans les interstices de chauqe mur vient se nicher quelques fragments d'histoire familiale...
J'aime beaucoup l'image choisie par l'éditeur pour la première de couverture...
Souvenirs fraternels, odeur surannée des jardins de l'enfance,vêtemnst desuets des albums de famille... Tout l'esprit de La Chambre de Stella est là...
Le Lundi 02 Août 2010Poster un commentaire
Les Nuits de pleine Lune raconte l'histoire de femmes engagées dans la résistance, au service de la SOE (Special operation executive). On découvre notamment l'engagement extraordinaire de ces femmes dont l'action n'a été reconnue que très tardivement... Tags associés : histoire
Le Lundi 02 Août 2010Poster un commentaire
Le Lundi 02 Août 2010Poster un commentaire
Le Lundi 02 Août 2010Poster un commentaire
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