Ca a commencé comme une bonne nouvelle: j'étais prise sur un nouveau poste. Et puis l'angoisse a commencé:
Et si..
Et si la cheffe était folle ou méchante ou insupportable
Et si on n'avait rien à se dire
Et si j'avais à nouveau mal au bras
Et si je m'ennuyais trop
Et si ce n'était pas mieux
Et si je regrettais
Et si je faisais une erreur
Et si j'avais tort de tenter
Alors dans l'infini de mes nuits sans sommeil, les questions ont commencé à tournoyer... Cela a duré, duré, un jour, une semaine, un mois, des mois....
L'angoisse a peu à peu contaminé tous mes mouvements, tous mes gestes... elle me saisissait le matin et ne me lâchait plus jusqu'au soir. Il fallait prendre des comprimés pour tenter de la maîtriser. elle devenait de plus en plus envahissante, de plus en plus infernale
Elle ne se laissait pas faire. Je n'arrivais plus. Plus à dormir plus à me lever, plus à marcher. Elle me faisait croire que le bonheur était perdu pour toujours, que je n'y arriverais plus, que désormais tous les jours seraient sous le joug de cette horrible chappe de plomb.
Elle était présente quand je me levais et présente quand je me couchais.
Faire le mauvais choix.
Ne pas avoir pris la bonne option. Renoncer au relatif confort de ces dernières années.
L'angoisse a tout contaminé, mes enfants pleuraient et hurlaient car ils me sentaient à bout, mon conjoint n'en pouvait plus.
Alors j' ai dit stop, et j'ai renoncé. encore et toujours.
J'ai renoncé à tout je ne sais pas si j'aurais été plus heureuse ou plus malheureuse mais je ne pouvais plus vivre comme ça.