• Ce livre est un témoignage sur la vie pendant la seconde guerre mondiale, inspirée de celle de l'auteur, qui a vécut les camps de concentration, puis de redressement dès le plus jeune âge.

    J'ai eu le bonheur de le lire dans un train en panne entre Lyon et Grenoble, train qui est resté près de deux heures arrêté en pleine voie sans éléctricité ni chauffage pendant la nuit. Mon téléphone portable me servant de lampe de poche, j'ai dévoré ce livre qui m'a offert une belle leçon de relativisme. Autour de moi, on s'inquiétait, s'agitait, insultait les contrôleurs, vitupérait tandis que ce brave Tanguy,  âgé d'une dizaine d'années, était mené de camps en camps sans dire un mot et sans avoir jamais rien fait d'autre que d'être le fils d'une communiste.

    J'ai donc beaucoup apprécié ce livre qui offre un nouveau regard sur les camps de concentration et donne une sacrée leçon de vie et d'humanité: même au milieu des horreurs, certains êtres humains continuent à faire preuve de bonté et de générosité, à aimer, parfois même à pardonner leurs bourreaux. Ce sont les vrais résistants, des héros pour avoir su faire preuve d'humanité au milieu de ce monde visant à la réduire en poussière, à les changer en monstres.

    Très beau livre donc.


    votre commentaire
  • "Mais où tu vas comme ça?" Le petit eut un sursaut, dressa la tête et planta droit son regard étincelant dans les yeux de l'homme. "Je vais au Diable!"

    Un style singulier et travaillé, une histoire oscillant entre réalisme, merveilleux et fantastique sur fond de malédictions familiales. une réécriture très très libre du livre de Tobit (Ancien testament) que je vais devoir relire pour comprendre le rapport...


    votre commentaire
  • J'ai adoré ce roman, qui aborde le thème de l'art dans notre société fascinée par l'apparence.

    « Sa carrière, il ne la fait pas dans son atelier, il la fait dans les médias ; ses pigments, ce sont les journalistes, et là, il est, sinon un grand artiste, un grand manipulateur. Avec cette sculpture, sa dernière, il se poursuit et en même temps il se dépasse, il franchit une frontière, il s'installe dans le terrorisme, il devient criminel. »


    votre commentaire
  • Je poste peu d'articles, non que je lise moins mais pas trouvé le coup de coeur qui m'emballe vraiment...

    J'ai lu Le Bébé de Darieusseq.... Intéressant mais pas spécialement inoubliable.

    Et Courir à trente ans de Rey. c'est loin d'être son meilleur. J'avais adoré "Un début prometteur "mais là, bofbof...:/


    1 commentaire
  • C'est le prix Flore de l'année 200? (forcément, avec le nom qu'elle a, une pistonnée). Un livre assez décrié car pas vraiment romanesque, plutôt du genre témoignage et très synthétique (une dizaine d'années de vie résumées en 100 pages environ). Perso, j'ai bienaimé, de un à cause de l'identification (c'est un romande génération, je pense, même si Flore a dix ans de plus que moi, je me suis reconnue dans son désarroi face au travail, au capitalisme, au monde en général) et aussi parce que le roman comporte pas mal de belles phrases très pointues et acerbes, ainsi que des définitions drolatiques

    ex:« A New York, les couples sont des ovnis, la solitude une industrie »

    En tout cas, on ne s'ennuie pas, roman fait pour une génération zapping, on change de pays et d'années à chaque page!


    votre commentaire