• Au boulot!

    Rimbaud et les épilateurs électriques, les liaisons dangereuses...

    Quand j'étais petite je voulais être...

    1. Vétérinaire sans frontière

    2.Exploratrice 

    3.Ecrivain

    4.Actrice

    5.Chieuse invétérée

    J'ai réussi  que le dernier point. Est-ce que c'est ça qu'on appelle rater sa vie? Ou simplement grandir?

    Travailler pour moi ça a toujours été compliqué. 

    Le monde marchant, beurk, j'y ai fait un petit tour, pas bien longtemps, quelques mois tout au plus et j'ai fuit à grandes enjambées aux premiers mots de chiffres d'affaires, stratégie de vente et fidélisation clientèle.

    Je n'ai rien à vendre. Je déteste l'idée de vendre. Je préfère le don, tellement plus beau et rendu poétique par sa rareté même.

    Quant aux achats, je n'aime pas ça non plus. J'achète de quoi me nourrir (souvent mal, souvent pas cher, je peux me nourrir de pa^tes et biscuits pendant un mois) et de quoi voyager (mon plus grand luxe, ça ça coûte une blinde, le train, le bateau, l'avion, évidemment, je pourrai m'y prendre autrement, en stop par exemple mais je tiens à la vie quand même) . Quand j'ai vraiment besoin d'un objet quelconque, je vais sur le bon coin. Mon dernier achat neuf pour moi.... Pfiouuuu...Ah si, un épilateur électrique à noël. Jusque là, je ne m'épilais jamais mais mon copain commençait à se plaindre alors faut bien céder à ces conneries de norme esthétique, pour pas finir vieille fille. vous imaginez le motif de divorce: trop de poils aux pattes, ça fait pas sérieux. Bref j'ai "craqué" pour un épilateur électrique à 29.90 euros chez Stockmania que je vais utiliser une fois tous les six mois. D'après mes proches, je suis une "pince". C'est peut-être vrai et je m'en moque. Ca ne m'empêche pas de leur acheter des conneries aux anniversaires histoire de faire comme tout le monde mais vraiment, je n'en éprouve aucun plaisir.  Acheter une connerie qui va finir par encombrer leur maison ou un habit pas à leur goût... Récemment, j'ai lu un article sur internet, je serai "minimaliste", c'est à dire que je revendique un mode de vie avec le minimum. Même pas vrai, l'appartement est rempli de choses qu'on m'a refilé en douce, ma mère notamment, qui a trouvé en moi un déversoir idéal pour toutes ses fringues jamais portées...

    Je préfère le terme de décroissant. Je n'aime pas la croissance. Je n'aime pas la consommation. 

    J'ai relu les l'oeuvre de Rimbaud récemment. Son histoire me fascine depuis toujours: passer de l'idéal au commerce d'armes! Comment peut-on change à ce point? Comment peut-on passer de l'idéal sublime à des factures de matériel de guerre?  Et puis j'ai relus ses lettres de trentenaire, les lettres de celui qui a renoncé. Dans le détail. Les appels du pied à sa famille pour avoir quelques sous. L'espoir non pas de faire fortune mais juste d'avoir un peu d'argent de côté pour pouvoir s'arrêter  de travailler juste quelques jours, quelques jours d'oisiveté, ce luxe. Pauvre Rimbaud. Contrairement aux Proust, George Sand et Verlaine, sa famille  n'avait pas de bien pour entretenir son génie.L'histoire a été injuste avec Rimbaud, elle retient le renoncement dans ce qui était un combat.  Il se battait pour avoir un peu de temps pour son art. Hélas le temps l'a rattrapé, et puis l'a dévoré. 

    Mauvais calcul Rimbaud, peut-être, en misant sur ton génie aurais-tu pu être millionnaire? 

     

     

     

     

     


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